Seule date pour moi de ce Power Up Tour 2025.
À la fin de ce génialissime Longchamp 2024, je m’étais dit : c’est terminé.
L’âge du groupe, les déplacements, l’argent dépensé… ce n’est plus pour moi. Et puis, les nouvelles dates sortent pour la tournée 2025. Au final, je me découvre une faiblesse à laquelle je n’aurais jamais pensé. il me faut un billet.
Édimbourg est sur la liste. Terre des frères Young. Il me faut une fosse ou rien.
J’ai enfin le fameux sésame, mais je n’ai pas tout calculé : avion, hôtel, visa pour le UK, billet du concert, bouffe, etc. Total des dépenses : 723 € tout pile. Ça fait cher la journée. D’autant plus que je prends l’avion le 21 août au départ de Bordeaux à 6 h du matin pour redécoller direction Bordeaux le 22 août à 6 h du matin. Mais je m’en moque… après tout j’ai l’argent, mais quand même… merde. Et puis je m’en moque… mais merde

.
Mais tout ça n’est rien au final. Je m’explique.
Qu’est-ce que l’argent quand tu revois tes héros, tes copains, des visages remplis de joie et un stade plein ?
Ça valait le coup, non ?
Ben ouais !
Avant show.
Je retrouve dans la file d’attente une grande partie de la H2 que j’avais déjà croisée par-ci par-là : Blabla, Jul, Tags, The King, Twatwane, Bolton, Go Down, Bur et Tataginette.
Ça parle concert, ça rigole, c’est chouette et l’ambiance est détendue.
Étape 1 vers la fosse :
Ouverture des premières barrières, palpation des jeans, vestes, aisselles et T-shirt. Ça roule.
Étape 2 vers la fosse :
Attente et filtrage du public.
Étape 3 vers la fosse :
Attente dans des petits couloirs qui font peur. J’imagine les supporters de foot en plein mois de novembre un jour de pluie… ça fait flipper.
Bref, bracelet au poignet, tout va bien.
Étape 4 vers la fosse :
Don’t push ! Don’t push ! Don’t push ! qu’il nous dit le monsieur.
Ça ne « push » pas, l’accès se fait dans le calme. C’est propre et respectueux.
La fosse n’est pas si énorme que ça, et la scène pas trop haute non plus.
L’accès aux toilettes, au merch, à la food et à la bière se fait facilement… sont forts les Écossais.
Je suis à la barrière avec… la team barrière. Wallace et sa princesse nous rejoignent un peu plus tard, ainsi que Joey. Trois nouveaux que je ne connaissais pas : très sympas.
Tout le monde se connaît, se reconnaît, se découvre. La H2 est dans la place.
Première partie :
The Pretty Reckless (les mêmes que sur la tournée 2024).
Ça passe, mais ce n’est pas la folie. Mais pour moi ça ne prend pas. Je tente même un chifoumi avec Blabla durant le set, mais rien à faire, ça ne prend pas.
AC/DC :
Punaise, ça attaque fort !
Le sourire de Brian, la hargne d’Angus qui crache une bouffée de fumée de cigarette et lève le poing : nous sommes encore là ! La section rythmique est en place, très à l’aise. Et ce sera comme ça tout le concert.
Tout va très vite, trop vite.
La H2 est à fond, tout comme le stade. Il y a bien eu un moment de bagarre dans la fosse (de la vraie, avec des poings dans la gueule) mais à part ça, tout va bien.
Côté show, c’est toujours très réussi. À part ce Thunderstruck très casse-gueule, rien de bien méchant, au contraire. Ce que je remarque surtout, c’est cette alchimie dans le groupe. La section rythmique est au taquet, ça sourit, ça rigole, ils sont heureux d’être sur scène. Et ça se voit, et c’est beau.
Brian et Angus se font aussi beaucoup de sourires, les regards sont complices.
Et ce Bonnie… quel bonheur!
Le show se termine toujours sur les canons, et moi ça me fout toujours les larmes. Les vraies, celles d’un petit garçon de 42 ans, fan depuis ses 11 ans.
Je vais citer Bluebell, qui résume parfaitement mon ressenti sur cette fin de concert :
“Hail hail to the good times. Je sais que c’est pour bientôt. Je profite. Je respire un grand coup. Fire. Adieu mes amis. Vous m’avez guidé pendant tant d’années. Vous me manquerez.”
C’est ça, AC/DC : du bonheur, de la musique, de belles rencontres, mais surtout des émotions fortes. Et ça, pour moi, ça n’a pas de prix.
Fin du show
La H2 et moi nous nous quittons sur une note positive. Avec jedi et blabla nous parlons même d’une « peut-être » prochaine tournée.
Je n’y crois pas trop, mais qui sait ?
Je pars sans dire au revoir à certains (désolé, je n’avais presque plus de batterie et mon bus allait passer). Au final, j’attends une heure après l’horaire prévu, il fait froid, mais je m’en fiche je l’ai eue, ma dernière date. Une des plus belles sur les 8 que j’ai faites depuis le Black Ice Tour.
Et l’avenir d’AC/DC ?
Ça, je n’en sais rien. C’est Angus qui décidera, après tout. Mais pour moi, c’est sûr : c’était la dernière… enfin, peut-être.
Ps:
Merci au Kassy’s Café pour son gros burger bien crade et dégueulasse qui m’a bien calé le bide avant le concert.
Merci aussi au serveur de chez Starbucks qui a pris mon Brian pour un Ryan (faut vraiment que je bosse mon accent scottish, moi).
Et surtout merci au site Highway to AC/DC pour ces moments vécus avec et à travers eux. Sans cirer les pompes : sans le site, pas de belles rencontres, pas de concerts avec des forumeurs à mes côtés, pas de festivals où l’on se croise pour se raconter des histoires. Rien de tout ça.
Le bonheur qui nous anime tous, c’est la musique et le live. Alors MERCI la H2.
Et vive AC/DC
Hell Yeah !